This dictionary contains highly classified Italian survival material.
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This is not exactly an Italian course. It is a survival dictionary for one particular Canadian attempting to understand Italian, Italy and, most importantly, Sara.
Some words are useful. Some have a special meaning to us. Some hide a little secret. And a few teach something more.
Apparemment, certains mots italiens exigent un peu plus d’explications visuelles que d’autres.
À des fins strictement éducatives, évidemment.






Pierre : visible. Très visible.
Formes : ovale, coussin allongé, taille émeraude.
Style : élégant, travaillé, définitivement pas trop simple.
Sertissage : halos, pierres latérales et détails intéressants sont très bienvenus.
Métal : le blanc est généralement un choix très sûr. L’or jaune peut toutefois présenter des arguments convaincants — apparemment, il est très populaire auprès des Italiennes de 36 ans de Cologna Veneta.
Diamant : naturel seulement. Les diamants de laboratoire ne font pas partie du matériel de référence approuvé.
En français, je t’aime peut avoir un sens assez large. Selon la personne et le contexte, il peut exprimer l’amour romantique, mais aussi une affection profonde pour quelqu’un à qui on tient beaucoup.
En italien, la distinction est généralement plus nette.
Ti voglio bene
exprime une affection profonde envers la famille, les amis et parfois aussi envers la personne qu’on aime.
Ti amo
appartient essentiellement au langage amoureux. Quand on le dit à la personne qu’on aime, il n’y a pas vraiment d’ambiguïté.
Ça veut dire que quand tu vois quelque chose de beau, tu te demandes si ça lui plairait aussi. Quand tu goûtes quelque chose de bon, tu penses que tu aimerais lui en apporter. Quand il t’effleure de la main, tu en as des frissons de plaisir.
Ça veut dire que tu peux le regarder préparer un tiramisu en appel vidéo et te surprendre à sourire toute seule avec tendresse. Qu’il finit par être là, dans plein de petits coins de ta journée.
Et que quand, sans raison particulière, tu te demandes ce que ChatGPT pourrait faire, tu finis par concevoir une façon de lui dire que tu l’aimes… en le cachant dans une improbable application-dictionnaire.
Alors, si tu ne le savais pas encore… ti amo.
Et si tu te demandes pourquoi j’ai choisi de te le dire comme ça, c’est parce que je ne voulais pas le faire en te regardant et te donner l’impression que tu devais me le dire en retour.
Tu n’as pas besoin de le faire.
Je voulais simplement que tu le saches. ♡
Le tiramisù est probablement le dessert italien qui demande le moins d’explications à un Canadien. Cette version, par contre, mérite d’être conservée exactement comme elle a été écrite.
Une recette familiale n’a pas besoin d’être parfaitement précise. Elle doit surtout être assez claire pour qu’on puisse la refaire ensemble. ♡
L’italien et les langues régionales d’Italie descendent du latin parlé, mais ils n’ont pas évolué de la même façon.
Après la chute de l’Empire romain d’Occident, en 476, la péninsule est restée politiquement fragmentée pendant des siècles. Villes-États, républiques, duchés et royaumes ont favorisé un relatif isolement linguistique. Ainsi, le latin parlé a continué à évoluer différemment d’une région à l’autre, donnant progressivement naissance à des variétés romanes distinctes. Pendant des siècles, la péninsule était divisée en villes-États, républiques, duchés et royaumes. Cet isolement relatif a permis au latin de se transformer différemment d’une région à l’autre, créant peu à peu des variétés romanes distinctes.
Imbriàgo appartient à cette histoire : il remonte à la famille latine de ebrius (« ivre ») et ebriacus. En Vénétie, elle a donné imbriàgo / imbriagàr(se); l’italien standard utilise aujourd’hui ubriaco / ubriacarsi.
Après l’unification de l’Italie, en 1861, le florentin, déjà prestigieux grâce à Dante, Pétrarque et Boccace et plus tard défendu par Manzoni, devient la base de la langue nationale. L’école, l’armée, les guerres et finalement les médias contribuent ensuite à la diffuser dans tout le pays.
Mais les langues locales survivent.
Plan expérimental : étude observationnelle menée pendant une journée en Valpolicella, grande région viticole de Vénétie et, pour les besoins de cette recherche, habitat naturel de l’imbriagamento et lieu de pèlerinage du Vénitien imbriagón.
Échantillon : deux sujets adultes — un Italien et un Canadien.
Protocole : exposition progressive à l’éthanol dans son environnement d’origine, des vendanges du matin jusqu’aux heures du soir.
Objectif : documenter, en conditions réelles, le processus par lequel un individu parfaitement sobre peut progressivement imbriagarse.
L’éthanol est absorbé principalement dans l’intestin grêle, passe dans la circulation sanguine et atteint rapidement le système nerveux central. En interagissant avec plusieurs systèmes de neurotransmission — notamment en renforçant la transmission inhibitrice liée au GABA — il peut progressivement altérer le contrôle inhibiteur, la coordination, le jugement et le comportement.
Après les vendanges, les deux sujets sont soumis à la traditionnelle Merenda del bacan : pain, sopressa et vin.
La présence d’aliments dans l’estomac peut ralentir l’absorption de l’éthanol et modérer le pic d’alcoolémie.
Les deux sujets demeurent parfaitement lucides. Aucun imbriagamento observable. L’expérience se poursuit.
Le dîner suit. Le protocole prévoit une bouteille de vin pour deux participants. Fort commodément, les sujets sont exactement deux.
L’organisme élimine l’éthanol principalement par métabolisme hépatique. Marcher, respirer de l’air frais ou augmenter modérément l’activité physique n’accélère pas significativement ce processus.

Une promenade dans les vignobles de la Valpolicella ne constitue donc pas une méthode scientifiquement reconnue pour contrer l’imbriagamento.
Au cours de l’observation, une variable inattendue apparaît.
L’exposition prolongée aux rangées de vignes, à la lumière de fin d’après-midi et à la proximité du sujet canadien semble être associée, chez le sujet italien, à une augmentation statistiquement suspecte du désir de faire l’amour avec ledit Canadien.
Cet effet n’était pas prévu par le protocole. Les données actuelles ne permettent pas de l’attribuer à l’éthanol.
Ça pourrait être la Valpolicella.
Ça pourrait être le Canadien.
Des observations supplémentaires seront nécessaires.
Possiblement de très près.
L’expérience se poursuit avec un picnic sous les étoiles, accompagné de musique. Une deuxième bouteille de vin est ouverte, encore une fois à partager entre les deux sujets.

L’éthanol continue de s’accumuler dans l’organisme tant que sa vitesse d’absorption dépasse celle à laquelle le foie peut le métaboliser. L’alcoolémie peut donc continuer d’augmenter même lorsque le sujet affirme se sentir « parfaitement normal ».
Les deux sujets demeurent coopératifs. La collecte des données se poursuit normalement.
Avec l’augmentation de l’alcoolémie peuvent apparaître une diminution du contrôle inhibiteur et une plus grande propension aux comportements spontanés.
Il serait pertinent de comparer les résultats avec un groupe contrôle.
On n’a pas de groupe contrôle.
Mais on a du fromage.
Méthodologiquement, c’est pas la même chose.
Mais il est vraiment bon.
Le GABA est l’un des principaux neurotransmetteurs inhibiteurs du système nerveux central. L’éthanol en renforce certains effets, contribuant à réduire l’excitabilité neuronale.
En termes rigoureusement scientifiques, les neurones commencent donc à être…
plus tranquilles.
Très tranquilles.
Les étoiles sont aussi vraiment belles.
Cette observation ne concerne pas le GABA.
La quantité exacte de vin consommée n’a plus été enregistrée.
Petit problème méthodologique.
Le sujet canadien est vraiment très beau.
Cette observation non plus ne concerne pas le GABA.
Je pense.
La variable canadienne continue quand même à produire des résultats intéressants.
Très intéressants.
Il faut davantage d’observations rapprochées.
Non.
Attends.
Peut-être que celui d’avant était le dernier.
Peu importe.
Enfin, scientifiquement, ça importe.
Mais…
Imbriagare.
Excellent mot.
Vraiment excellent.
…
Simon, embrasse Sara.
C’est pour la science.
Une affaire beaucoup plus sérieuse qu’elle en a l’air.
Le Parmigiano Reggiano et le Grana Padano sont deux fromages italiens AOP à pâte dure, faits avec du lait de vache et affinés pendant de longs mois. Ils se ressemblent assez pour créer de la confusion à l’étranger, mais en Italie, les appeler simplement « parmesan » est une excellente façon de déclencher une discussion inutilement passionnée.
Le Parmigiano Reggiano est produit dans une zone précise qui comprend Parme, Reggio Emilia, Modène et certaines parties des provinces de Bologne et de Mantoue, selon un cahier des charges particulièrement strict. Le Grana Padano couvre plutôt une grande partie de la plaine du Pô, y compris une partie de la province de Vérone.
Trouver du Parmigiano en vente à Cologna Veneta? Difficile.
Sara en achèterait? Non.
Tu vas goûter aux deux? Certainement.
Tu es libre de choisir celui que tu préfères? Évidemment. Tant que c’est le Grana Padano.
Quoi qu’il en soit, Team Grana Padano et Team Parmigiano Reggiano s’entendent au moins sur une chose : quand il ne reste que la croûte, on ne la jette pas.
Option 1 — Micro-ondes.
Gratte et nettoie bien la croûte, coupe-la en petits morceaux et chauffe-la par courtes périodes jusqu’à ce qu’elle gonfle et devienne croustillante. Oui, c’est ce que Sara t’a déjà préparé. Oui, tu avais aimé ça. L’expérience a donc déjà franchi l’étape la plus importante de la validation scientifique : Simon l’a mangée.
Option 2 — Soupe ou minestrone.
Mets une croûte bien nettoyée directement dans la casserole pendant la cuisson. Elle donne du goût au bouillon, ramollit et le chanceux qui la repêche rend tout le monde jaloux.
Option 3 — Risotto.
Même principe : laisse cuire un morceau de croûte avec le riz et le bouillon. Elle donnera du goût au risotto et deviendra tendre, te donnant ainsi l’occasion d’être le chevalier qui l’offre à sa bien-aimée.
Niveau d’italianisation : augmenté.